Lorsque vint la saison des citrouilles..

Je me rappelle le jour d’Halloween.
Lire la suite

Publicités

Just another Friday

[ Parce qu’un petit recadrage s’impose :
Je voulais écrire un billet sur le vendredi soir aux USA. Je voulais poster les photos de cet article. Et ces deux derniers jours, j’étais en pleine écriture de papers, ce qui signifie que j’ai dormi 5h en 48h, ingurgité beaucoup de sucre, joué à des jeux flashs et écouté des chansons honteuses. Alors 非写不可 comme on dit en chinois. Impossible de ne pas écrire.]
[Oh et aussi j’avais très envie de mettre des liens partout]. Lire la suite

L’automne arrive…

L’automne arrive à Washington, approchant parfois à grands bonds, parfois reculant, mais c’est alors pour tenter une nouvelle offensive, toujours plus téméraire. Le ciel est changeant, hésite constamment, se charge de promesses puis de menaces.
L’automne arrive à Washington et l’on entend son chuchotis lorsque craquent les feuilles qui brillent sur les trottoirs de briques.
Washington se pare de pourpre et d’or et pourtant l’on dirait que la ville n’a jamais été aussi verte. Le lierre court sur les façades, les jardinières débordent, les boutons éclosent. Et dans cette débauche de couleurs, les premières citrouilles font leur apparition.
L’automne arrive à Washington.

p

p

p

p

Cultural Fact #2 : You made it from scratch ?!

La nourriture aux Etats-Unis. Nous y voilà.
Oui, je fais une fixette sur la bouffe. Oui, c’est un peu un passage obligé aussi quand tu fais ta 3A aux States, puisque tous tes amis te répètent que tu vas prendre entre 5 et 10 kilos.
Parce que aux Etats-Unis, dit-on, tout est gras, sucré et en grosses portions.

J’avais juré de résister.
Comme toute future 3A pleine d’espoir. (spéciale dédicace à Clémence).
D’acheter des légumes, de cuisiner moi-même.
Un bilan, so far ?

Cuisiner aux Etats-Unis semble relever du génie.
Faites un gâteau et vous serez une star.
You made it from scratch ?! Wow.
Oui, cuisiner est difficile. Mais pas pour cette raison. Lire la suite

Cultural Fact #1 : Ethnicity.

On l’a appris à l’école. Les Américains ne conçoivent pas l’ethnicité et la race comme nous. Déjà parce qu’ils conçoivent la race et que ce n’est pas un tabou.
On l’a entendu dans la bouche de ses amis. Les Asiatiques traînent avec des Asiatiques, les Noirs avec les Noirs, et ainsi de suite. (Au passage, Lucie a fait un article très intéressant là-dessus, je ne saurai que te recommander, lecteur dont j’ignore l’identité, d’aller checker son blog -et celui-là aussi tant qu’affaire, elle écrit très bien et des choses très intéressantes. Enfin bref).

Mais c’est autre chose d’en faire l’expérience par soi-même.
Lorsque votre fac vous demande de remplir un questionnaire, et que vous vous retrouvez à devoir cocher si vous êtes Afro-Américain, Asiatique, Blanc, Latino ou Autre. Etrange. (Et puis un peu plus loin, vous devrez indiquer votre confession). Ici, la race, c’est votre identité, autant que votre date de naissance.
Vous êtes définis, en partie, par ça.

Et c’est comme ça. Pour certains, c’est quelque chose de beau et d’intéressant, comme le fait que des gens aient les yeux verts et d’autres bleus.
Ainsi, la professeur de danse rapporte aux parents qu’elle serait ravie d’avoir des petits Afro-Américains ou des Indiens ou des Pakistanais dans sa classe. Qu’ils n’hésitent donc pas à donner ses coordonnées à d’autres parents, s’ils songent à inscrire leurs petits à un cours de danse.
Pour des oreilles françaises, il est choquant d’entendre cela. Mais visiblement, ici, non. C’est comme ça.
J’avoue être un peu déboussolée, comme lorsque j’avais lu l’article de Lucie.
Mais y a-t-il vraiment une leçon à tirer ? Je ne sais pas.
C’est le choc culturel, je crois.

Daylights

Je n’aurais jamais cru qu’écrire un blog de 3A soit aussi difficile.
Qu’y raconter ? Les tribulations de la vie quotidienne, les excursions à la supérette à une heure avancée de la soirée, les parties ? Les bons plans, que l’on parvient à dénicher quelque fois, qui donnent l’illusion que l’on pourrait écrire un guide touristique très sympa ? Ou bien narrer de manière plus ou moins romantique la ville ?
La dernière option est peut-être la plus difficile, puisqu’elle implique une certaine dose d’exploration, de recherches… Ce qui nécessite du temps et de la motivation. Ce qui n’est pas toujours facile à trouver.

Monuments by Night, dernière journée de IPO.
Le ciel se drape comme tous les soirs de camaïeux incroyables, où scintillent de nombreux avions.

Lors de notre semaine d’intégration, les étudiants en charge de notre accueil nous avaient pourtant mis en garde contre la Georgetown bubble. Tentez d’en sortir, explorez D.C. !

Mais la bulle est confortable.

Le campus est petit, à l’échelle américaine, ce qui n’empêche pas les étudiants de répéter à longueur de journée que leurs camarades habitent trop loin, que d’aller du dorm au complexe sportif, c’est déjà faire du sport… Le campus est petit, donc, est cosy. Des pelouses. Des bâtiments en briques, ou en pierre, qui semblent sortir des livres de fantasy avec lesquels nous avons grandi. Enfin, le campus est pratique. On y trouve tout, la bibliothèque, bien sur, qui est grande et pourvue d’un café, la cafétéria et autres restaurants, le stade et même des magasins.
Au sortir de l’université, les cafés, pizzerias et glaciers guettent les étudiants. Un peu plus bas, M Street, sur laquelle se regroupent tout, absolument tout. Toutes les marques à la mode, les petits restaurants branchés, les pharmacies de proximité. M Street est quasiment indépassable.

Pourtant, plus loin sont les musées, les monuments, les festivals.

Le dernier jour avant la reprise des cours, à sept heures du soir, le Smithonian fermait ses portes et les visiteurs se trouvaient jetés, plus ou moins fermement par les gardiens, dans la chaleur d’une fin d’après-midi toute douce. Un groupe de jazz jouait sur le trottoir. Les pompiers rentraient à leur caserne, décorée de dragons, rappelant le soit-disant Quartier Chinois, un block plus haut.

A Washington, l’air est souvent chaud et la nuit tombe rapidement.
Après cinq jours pluvieux (doux euphémisme), le soleil est revenu, accompagné de la moiteur de l’après-midi. Peu avant qu’il disparaisse, ses rayons se font plus dorés, comme plus purs. La lumière semble avoir des propriétés magiques. Soudain, l’air devient doux et câlin. Dans les petites rues, les escaliers de fer scintillent. S’assoir sur une marche, ou à même le sol, sur le trottoir de briquettes rouges, irrégulières, parfois déchaussées, devient tentant.
Tout semble plus beau et plus simple.

Chez les pionniers..

Dimanche 21 aout, l’AF 028 se posait, après 7h45 de vol et une bonne heure de retard, à l’aéroport international de Dulles. Tout y était comme dans mon souvenir. Un poil plus humide, peut-être, puisque les verrières ne laissent qu’entrevoir les avions, à travers un rideau de pluie.
Aucun problème, ni à l’immigration, ni à la douane, quand les bagages sont enfin récupérés. Je regrette alors de ne plus avoir mes valises mises de côté. Mais je ne réalise toujours pas ce que cela signifie. De même, aucune navette ne nous attend dehors. Mais le temps que nous nous mettions en quête de notre shuttle, il ne pleut plus.
Un bon point.
Lire la suite